Archives Mensuelles: novembre 2012

Valpa Valpo Valparaiso!

Après ce petit moment d’absence  je suis de retour…. Non, je ne me suis pas noyée dans un geyser (et pour la précision, ce n’est pas moi qui ai marché dedans… ;- ) ), je suis juste arrivée au nord du Chili…

Et je n’avais pas grand chose à vous raconter, entre déserts touristiques et villes, mon coeur balance…. Une petite impression d’être revenue en Europe (surtout en France vu le nombre de français rencontrés), un petit choc après le Pérou et la Bolivie….une petite (grande) hâte de revoir des montagnes!

Mais avant cela, une fois n’est pas coutume, je vais vous parler un peu d’une ville…. Première fois sur ce blog que je parle d’une ville, puisque comme vous l’avez vu, ce n’est pas vraiment ma passion….

Sauf que Valparaiso (Valpo pour les intimes), c’est vraiment chouette! Arrivée à 5h du matin après une petite nuit de bus sympa, j’ai tout de suite aimé Valpo.

Déjà, c’est une ville portuaire (oh y a plein de navires et de conteneurs…que de souvenirs…), mais surtout cette ville est très jolie, pleine d’oeuvres d’art dans tous les coins!

Amis artistes, attention, ça va vous plaire!!

La ville est construite sur des collines (cerros) qui ne communiquent souvent pas entre eux. Cela induit que pour aller d’un cerro à l’autre, faut monter, descendre et puis remonter…. et cela grimpe sévère!!  Bref, on y fait du sport!!

Une vue « colorée » de la ville:

J’adore ces maisons de toutes les couleurs!

Et puis, quand vous vous baladez dans la ville et que vous admirez les rues, cela donne cela…. (Au passage, je remercie « tour 4 tips » pour l’initiative et la visite bien sympa!).

Valpo est une ville d’artistes, respectée par les artistes; ce qui signifie que les oeuvres demeurent et que contrairement à la plupart des autres villes, personne ne va taguer ou abîmer les oeuvres existantes. C’est beau et ça fait plaisir!

Ici, les escaliers en voient de toutes les couleurs…. en peinture ou en mosaïque!!

On peut également trouver pas mal de revendications ou de conseils sur les trottoirs…

« Ici, vivent les femmes poilues »…. Si elles le disent, ça doit être vrai…. 😉

Je peux difficilement dire que je ne partage pas un peu cet avis sur la télé 😉

Vous savez ce qu’il vous reste à faire….

Et puis, comme on ne se change pas quand même, je suis allée faire une visite du port…

Spéciale dédicace aux collègues 😉

Mais ce qui est drôle dans ce port, c’est qu’il y a d’autres habitants…

Toute une famille de lions de mer…. C’est génial de voir ces gros animaux se prélasser au soleil… Rien qu’à les regarder, ça donne sommeil 😉

Franchement, ça vous donne pas un peu envie de venir vivre là?!

Le salar d’Uyuni et ses alentours

Et voilà, vous l’attendiez tous (si, si): le récit du salar d’Uyuni!!

Comme je l’avais indiqué, nous avons choisi de faire le tour du salar depuis Tupiza et non Uyuni. Cela s’appelle le tour du salar, même si techniquement, nous n’atteignons le salar que le 4ème jour. Avant cela, il y a des tas d’autres choses à voir par là-bas.

Le lendemain de notre fameux » triathlon », nous nous sommes donc embarqués dans une de ces Jeeps qui sillonnent le désert et le salar, avec à leur bord des touristes de tous horizons, afin de leur faire découvrir le coin.

L’idée de m’enfermer 4 jours (plutôt 3 1/2 en fait) dans une jeep n’était pas au départ pour m’enchanter (et comment on fait pour faire du sport 4 jours dans une bagnole??), mais vu les distances, c’était bien le seul moyen de le faire. Et puis c’était tellement beau que ça valait bien le coup!

J’en suis toujours à me demander comment il est possible qu’il y ait autant de choses aussi belles dans un périmètre, toutes proportions gardées, aussi restreint…. J’en connais qui diraient que cela reste un des grands mystères de la nativité….

Pero bueno, en images les 4 jours du tour du salar ICI

Los fotos del salar AQUI

Click HERE to see the salar’s pictures.

Le « triathlon » tupizien

Evidemment, on ne pouvait pas partir de Bolivie sans avoir vu le salar d’Uyuni, cette fameuse mer de sel qui s’étale à perte de vue…

Et comme il parait que le tour est plus intéressant à partir de Tupiza, nous voilà partis tous les 3, Jonathan, Kaya et moi, vers Tupiza!

Tupiza, c’est  une ville construite au milieu d’un désert, où vous vous attendez à voir surgir un cow-boy sur son cheval à tous les coins de rue. Et comme on en a pas trouvé, des cow-boys, on a décidé d’y jouer nous-mêmes!

C’est comme cela que la veille de partir pour le tour du salar, on s’est inscrites avec Kaya pour une journée de triathlon. Le triathlon tupizien consiste en: 2 heures de jeep, 1 heure de marche, 2 heures de cheval et 2 heures de vélo. Chacun son triathlon….

La jeep, c’est pas très difficile, et pas très passionnant non plus, si ce n’est que le paysage est vraiment pas moche.

Si ça c’est pas du désert….

Petite promenade pour faire les andouilles….

Mon ami l’Inca…. Inca d’un jour, inca toujours!

Et puis à mon grand désespoir, il a bien fallut aller voir mes meilleurs amis les chevaux…. Ne me demandez pas pourquoi j’ai booké un tour comprenant 2 heures de cheval, je ne le sais toujours pas moi-même… J’étais pourtant bien au courant que c’était ma soeur qui avait chopé le gêne cheval de la famille…

Bref, le mal était fait, il a fallut y aller… Bon, heureusement, mon cheval (Michel the second) était carrément plus cool que son copain Michel the first (pour ceux qui se rappellent les aventures chinoises). Et en plus, on avait des jolis chapeaux de cow-boys!

J’y vais mais j’ai peurrrrrr…. le cheval il est beaucoup trop grand pour moi!

Kaya, qui elle aime les chevaux, est carrément plus à l’aise!

A mon grand soulagement, on a finalement laissé nos « amis » les animaux vaquer à leurs occupations pour reprendre une activité normale: le vélo!!

Et ça, c’était carrément cool! On a descendu en vélo une sorte de petit « camino de la muerte », toutes proportions gardées bien évidemment, avec une vue sur les montagnes désertiques! Chevere!!!

La classe ou bien?!

Le rebelle est de retour!

Le retour se faisant l’agence dans la ville, nous avons donc traversé Tupiza munis

de nos beaux équipements, dignes des étrangers que nous sommes. Et c’est là qu’une senora m’a regardée, miré mon beau casque et mes gants et s’est exclamée bien fort : « que gringa! » ;-).

De verdad, me encanta Tupiza!

Las minas de Potosi

Tout d’abord, cet article est un peu différent et pour être honnête, j’ai hésité à le poster. Vous allez comprendre pourquoi….

Après mure réflexion, j’ai décidé de le poster parce que la question des mineurs me parait être un sujet plus qu’intéressant et important, mais je comprendrais qu’il ne vous plaise pas forcément. D’avance, désolée si c’est le cas.

Donc, après cette petite semaine d’espagnol à Sucre, nous décidons avec Jonathan (un parisien….qu’est ce qu’ils voyagent, ces français!) et Kaya (une canadienne….qu’est ce que j’aime son accent!) de nous acheminer vers Potosi, ville minière!

On nous avait dit que c’était moche. N’en croyez rien, c’est très chouette comme ville! C’est très haut (encore plus haut que La Paz), mais ça bouge bien aussi !

Bref, nous étions bien contents de notre petite visite de la ville!

Par ailleurs, Potosi est célèbre en Bolivie pour ses mines et beaucoup d’agences proposent des visites de la mine.

Un peu réticents à ce genre d’exercice, mais partants du principe qu’il ne faut pas mourir idiots, Jonathan et moi décidons de nous inscrire pour la visite du lendemain.

Nous choisissons une agence réputée pour être tenue par des ex-mineurs…. a ver…

Afin de pouvoir rentrer dans la mine, vous devez être équipés de tout l’attirail du parfait mineur, que vous prête l’agence.

Voilà, voilà….une fois de plus, on a la classe!

Et puis avant de rentrer, au cas où on en sortirait pas, quelques photos souvenirs avec les guides ex-mineurs.

Je vous jure que j’avais rien demandé! Pour info, les filles ne peuvent pas travailler dans la mine et il y a peu de temps encore, elles étaient complètement interdite d’entrée. Parait qu’elles portent malheur…. Mais bon, développement du tourisme oblige, las gringas sont autorisées à rentrer tant qu’elles ne font que regarder! Voilà comment j’ai pu poser mes pieds dans la mine malgré mon supposé mauvais sort….

Et Jonathan aussi il a la grande classe!

Wilson, notre guide nous emmène d’abord voir comment s’effectue la sélection des minéraux, lorsqu’ils ont été extraits de la mine. Pour être honnête, les explications techniques en espagnol ajoutées au bruit ambiant ne m’ont pas permis de très bien développer ma connaissance du sujet…

Néanmoins, cela ressemble à cela.

Voilà donc comment on extrait l’argent…

Ensuite, nous sommes effectivement rentrés dans la mine et c’était réellement assez impressionnant. C’est un lieu vraiment particulier dans lequel il fait évidemment très sombre, rempli de poussière et très très étroit déjà pour moi (et vous connaissez ma grande taille….).

Actuellement, à peu près 8000 personnes travaillent dans cette mine. Ce chiffre nous parait énorme, mais si l’ont nous dit qu’il y avait un nombre beaucoup plus importants de mineurs auparavant. La production s’est réduite et donc le nombre de travailleurs aussi.

Pendant 3 heures environ, nous avons cheminé les galeries de la mines au fil des explications de notre guide, à la rencontre de certains mineurs et du dieu Tio.

Voici une galerie et des stalactites qui parait-il sont toxiques. Perso, j’avais pas très envie de les toucher de toutes façons…

Et puis au détour d’une galerie, on rencontre un groupe de mineurs en train de faire une pause, en attendant que la poussière retombe suite à l’explosion de la dynamite. Occasion de leur offrir feuilles de coca et boissons et de discuter avec eux (voir article sur Wilson). Une fois de plus, la photo n’était pas mon idée, mais semble t il que cette fois, je ne porte pas malheur… 😉

On passe ensuite à la traditionnelle visite au dieu Tio. Tio est un dieu gentil qui ne punit pas.

Si, si, il est gentil….

On peut lui demander tout ce qu’on veut, mais cela se résume principalement à rencontrer un bonne veine dans la mine, à gagner de l’argent et tenir la santé. Si vous demandez quelque chose à Tio, il faut lui donner quelque chose. C’est la raison pour laquelle, vous devez vous présenter devant lui avec des feuilles de coca et de l’alcool (l’alcool utilisé est à 96°C, ça décoiffe!), que vous partagez entre lui et vous. Plus vous donnez à Tio, plus il vous donnera. Mais la bouteille d’un litre d’alcool à 96°C, vous la sentez passer (même si on n’en a bu qu’un peu…)! Les rencontres avec Tio ont lieu principalement le premier et dernier jeudi du mois.

C’est avec soulagement, mais également un peu d’émotion, que nous sommes sortis de ces 3 heures de crapahutage dans la mine. Contents de l’avoir fait, mais aussi tristes de voir comment les conditions de travail peuvent être aussi difficiles….même si la plupart des mineurs disent réellement aimer ce travail et ne pas vouloir en changer!